Le 1er mai : un jour férié en Thaïlande, mais pas pour tous

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By Onitsuka

EN BREF

  • 1er mai en Thaïlande : jour férié pour le secteur privé, mais pas pour les fonctionnaires.
  • Le repos couvre aussi les banques et les entreprises d’État.
  • La loi de 1998 impose au moins 13 jours fériés par an ; travailler le 1er mai entraîne un paiement en double, voire en triple pour les heures supplémentaires.
  • Pas de grands cortèges : les syndicats sont peu structurés et aucun rassemblement majeur n’est prévu.
  • Cette année le 1er mai tombe un vendredi, ouvrant un week-end de quatre jours lié au commémoration du couronnement du roi Rama X le lundi suivant.
  • En France, manifestations annoncées (14h, Place de la République) ; en 2025, environ 157 000 manifestants recensés au niveau national.
  • Projet gouvernemental (Lecornu) d’ouvrir certains commerces refusé par l’Assemblée ; dérogation accordée aux boulangers et fleuristes indépendants.
  • Le 1er mai reste en France le seul jour férié obligatoirement chômé et payé.

En Thaïlande, le 1er mai, journée internationale du travail, est un jour férié — mais uniquement pour le secteur privé : banques et entreprises d’État observent le repos, tandis que les fonctionnaires travaillent normalement. Instituée pour le secteur privé en 1974 et célébrée depuis 1957, cette date est aussi encadrée par la loi de protection du travail de 1998, qui impose au moins 13 jours fériés par an et prévoit une rémunération au double pour le travail effectué le 1er mai, et au triple pour les heures supplémentaires. Les syndicats locaux restent peu structurés et aucun cortège massif n’est annoncé : la plupart des salariés profitent du repos, d’autant que cette année le 1er mai tombe un vendredi, ouvrant un week-end de quatre jours en raison du lundi 4 mai, commémorant le couronnement du roi Rama X. En France, le 1er mai demeure associé à des manifestations et reste le seul jour férié obligatoirement chômé et payé, après l’échec d’une réforme visant à ouvrir certains commerces — l’Assemblée nationale l’ayant rejetée, avec une dérogation accordée de dernière minute aux boulangers et fleuristes indépendants.

Ce texte explique pourquoi, en Thaïlande, le 1er mai est un jour férié qui ne concerne pas tous les travailleurs : les salariés du secteur privé, les entreprises publiques et les banques bénéficient du repos, tandis que les fonctionnaires travaillent normalement. L’article retrace l’origine de cette journée, le cadre légal qui l’encadre, l’absence de cortèges massifs et les conséquences économiques et touristiques d’un long week-end, tout en proposant une brève comparaison avec la situation en France.

Histoire et statut légal

La Thaïlande célèbre depuis 1957 la journée connue sous le nom de Wan Raeng Ngaan Haeng Chat, littéralement « Journée nationale du travail ». Le statut de jour chômé pour une partie des travailleurs a été précisé plus tard : le repos pour le 1er mai destiné aux salariés du privé n’a été instauré officiellement qu’en 1974. Pour un aperçu des fêtes et jours fériés en Thaïlande, la page consacrée aux jours fériés sur Wikipédia fournit un cadre synthétique et des références utiles.

La loi de protection du travail impose aux employeurs d’accorder au moins 13 jours fériés par an aux salariés ; le 1er mai figure parmi ces journées obligatoires. Si un employeur fait travailler un salarié ce jour-là, la rémunération doit être majorée : double en temps normal, et triple si le travail est effectué en heures supplémentaires.

Un 1er mai sans cortège

Contrairement à de nombreux pays où des manifestations et des cortèges marquent la Journée internationale des travailleurs, la Thaïlande n’est pas synonyme de mobilisations de masse le 1er mai. Les syndicats existent, mais ils restent souvent peu structurés et leurs actions sont moins visibles qu’ailleurs. Les rassemblements importants sont rares et, bien souvent, la plupart des salariés profitent simplement du repos accordé.

Pour un compte rendu local sur la façon dont le 1er mai est vécu à Bangkok et ailleurs en Thaïlande, le Petit Journal propose des observations de terrain et des témoignages montrant que la journée n’est pas synonyme d’arrêt général des administrations.

Organisation du travail et exceptions

Qui est concerné par le jour chômé ?

Le jour férié concerne principalement les salariés du secteur privé, ainsi que certaines entreprises d’État et les établissements bancaires, qui ferment leurs guichets pour la journée. Un article spécifique sur les fermetures bancaires du 1er mai détaille les modalités d’application de ce repos pour le secteur financier : fermeture des banques.

En revanche, les fonctionnaires continuent d’assurer leurs services : hôpitaux, administrations publiques et autres services étatiques fonctionnent généralement comme un jour ouvré, ce qui fait du 1er mai en Thaïlande un jour atypique où l’accès aux services publics est souvent plus chargé que d’habitude.

Sanctions et rémunérations

La règle des majorations salariales appliquée lorsque le salarié travaille le 1er mai est un point central du dispositif légal. Cette obligation protège les travailleurs du secteur privé et empêche une substitution pure et simple du repos par une journée travaillée non compensée. Pour une synthèse des jours fériés reconnus en Thaïlande et leur application, la base de données des jours fériés par pays peut être consultée ici : Jours fériés en Thaïlande.

Pratiques, absence de manifestations et contexte régional

Pourquoi peu de cortèges ?

Plusieurs facteurs expliquent l’absence de manifestations massives : une organisation syndicale moins structurée qu’en Europe, un cadre politique particulier et des priorités sociales différentes. Par conséquent, la journée se traduit le plus souvent par une journée de repos et de loisirs pour le personnel du secteur privé.

Les médias régionaux traitent également d’autres sujets sociaux et judiciaires qui mobilisent l’attention, comme des enquêtes transnationales ou des affaires sensibles dans les pays voisins. Par exemple, des investigations récentes ont mis en lumière un réseau de mères porteuses impliquant plusieurs pays d’Asie du Sud-Est : enquête régionale.

Variations régionales des célébrations

La Thaïlande possède d’autres moments festifs très marqués, comme le Nouvel An thaï (Songkran), qui suscite d’importants déplacements touristiques et des festivités aquatiques : Songkran et tourisme. Dans la région, chaque pays a ses propres rituels et jours de célébration, comme la Journée de la Paix au Cambodge en décembre : décembre au Cambodge.

Conséquences économiques et touristiques

Effet sur l’économie locale

Le 1er mai tombe cette année un vendredi, ce qui prolonge le week-end et peut générer un effet de courte saison touristique et de consommation localisée. Les conséquences sont ambivalentes : augmentation des dépenses dans le commerce, la restauration et le tourisme intérieur, mais perturbations possibles pour les entreprises qui doivent gérer des équipes avec des jours de repos décalés. Un article analysant la reprise fragile de l’économie thaïlandaise évoque comment ces facteurs de calendrier peuvent influer sur l’activité : reprise économique.

Tourisme et déplacements

Pour les voyageurs, les week-ends prolongés sont l’occasion d’excursions nationales. Des guides pratiques évoquent comment anticiper les coûts et la logistique lors de longs weekends en Asie du Sud-Est, en comparant budgets et devises nécessaires pour des destinations voisines comme le Vietnam : voyager au Vietnam.

Comparaison avec la France

Manifestations et droit au repos

En France, le 1er mai est également une journée de forte symbolique syndicale. L’intersyndicale appelle régulièrement à des rassemblements, comme celui annoncé place de la République à Paris. Selon le ministère de l’Intérieur, les manifestations y rassemblent des dizaines voire des centaines de milliers de personnes certains années, avec 157 000 manifestants comptabilisés en 2025 sur l’ensemble du territoire national.

La question de l’ouverture commerciale a fait débat récemment : une proposition visant à autoriser l’ouverture de certains commerces de proximité le 1er mai a été adoptée au Sénat en 2025 mais rejetée à l’Assemblée nationale en avril 2026, avant qu’une dérogation ciblée ne soit accordée aux boulangers et fleuristes indépendants. Un dossier de presse détaille ces épisodes et rappelle que, en France, le 1er mai reste le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour la majorité des salariés : contexte international et débats nationaux.

La question des commerces ouverts et des dérogations ponctuelles illustre la différence d’approche entre des pays où la journée est davantage associée à la protestation et d’autres où elle est d’abord un élément du calendrier social et économique.

Sources complémentaires et contexte

Pour qui souhaite approfondir la liste officielle des jours fériés en Thaïlande et leurs modalités, les bases de données publiques et les médias spécialisés en Asie du Sud-Est offrent des compléments utiles : liste des jours fériés. Par ailleurs, le panorama des actualités régionales, allant des célébrations touristiques aux affaires judiciaires transfrontalières, est régulièrement couvert par la même presse spécialisée : Cambodge, enquêtes régionales et autres reportages.

Enfin, pour un aperçu comparatif des situations nationales et des pratiques relatives au 1er mai dans le monde, des articles de synthèse en ligne permettent de mesurer la diversité des usages : carte et analyses.

Axe : ActeursStatut et règles le 1er mai en Thaïlande

  • Secteur privé
  • Fonctionnaires
  • Banques
  • Entreprises d’État
  • Syndicats
  • Salariés en heures sup.
  • Contexte historique
  • Jour chômé et repos payé
  • Travaillent normalement ; administrations plus fréquentées
  • Jour chômé pour le personnel de ces secteurs
  • Jour chômé applicable aussi
  • Peu structurés, pas de cortèges massifs annoncés
  • Paiement double si travail ; triple pour heures sup.
  • Célébration depuis 1957 ; férié privé instauré en 1974

FAQ — Le 1er mai : un jour férié en Thaïlande, mais pas pour tous

Q : Quel est le statut du 1er mai en Thaïlande ?

R : Le 1er mai est reconnu comme jour férié national, la Journée internationale des travailleurs (ou Wan Raeng Ngaan Haeng Chat), mais il ne s’applique pas uniformément à toutes les catégories de travailleurs.

Q : Qui bénéficie du jour chômé en Thaïlande ?

R : Le jour chômé concerne principalement le secteur privé, ainsi que les entreprises d’État et les banques. En revanche, les fonctionnaires travaillent normalement ce jour-là.

Q : Pourquoi certains salariés peuvent être amenés à travailler le 1er mai ?

R : Certaines catégories d’employés, notamment au sein des administrations publiques, restent en poste parce que le jour chômé n’est pas étendu à tous les secteurs. De plus, des entreprises peuvent organiser une permanence selon leurs besoins opérationnels.

Q : Existe-t-il une obligation légale liée au 1er mai pour les employeurs thaïlandais ?

R : Oui. La Loi de protection du travail de 1998 impose aux employeurs d’accorder au moins 13 jours fériés par an, dont obligatoirement le 1er mai. Si un employeur fait travailler un salarié ce jour-là, il doit le rémunérer au double, et au triple pour des heures supplémentaires.

Q : La journée est-elle l’occasion de grandes manifestations en Thaïlande ?

R : Non. Contrairement à certains pays, il n’y a généralement pas de cortèges massifs. Les syndicats existent mais sont peu structurés, et la plupart des salariés profitent simplement du repos sans rassemblements importants.

Q : Quelle est l’origine de cette journée en Thaïlande ?

R : La Thaïlande célèbre la Journée nationale du travail depuis 1957, tandis que le statut de jour férié pour le secteur privé a été officiellement instauré en 1974.

Q : Y a-t-il des particularités pour le 1er mai de cette année ?

R : Cette année, le 1er mai tombe un vendredi, offrant un week-end prolongé puisque le lundi 4 mai est férié pour la commémoration du couronnement du roi Rama X.

Q : Comment la situation en France se compare-t-elle à celle de la Thaïlande ?

R : En France, le 1er mai est traditionnellement un jour de manifestations syndicales (par exemple un rassemblement à 14h place de la République à Paris). C’est aussi le seul jour férié qui reste obligatoirement chômé et payé pour tous les salariés.

Q : Des réformes ont-elles récemment affecté le statut du 1er mai en France ?

R : Une proposition visant à autoriser certains commerces à ouvrir le 1er mai a été adoptée au Sénat en juillet 2025 mais rejetée à l’Assemblée nationale le 10 avril. Le gouvernement a finalement renoncé à la réforme, accordant toutefois une dérogation de dernière minute pour les boulangers et les fleuristes indépendants.

Q : Combien de manifestants ont été recensés en France lors des précédentes mobilisations ?

R : En 2025, le ministère de l’Intérieur avait comptabilisé environ 157 000 manifestants dans l’ensemble du pays.

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