Vietnam : enquête en cours sur un réseau de trafic de diamants en lien avec un célèbre joaillier

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By Onitsuka

EN BREF

  • Enquête sur un réseau international de trafic de diamants lié au joaillier PNJ (Phu Nhuan Jewelry).
  • Ministère de la Sécurité publique : environ 28 000 diamants introduits clandestinement, valeur proche de 10 M€.
  • Plus de 20 établissements perquisitionnés, principalement à Hô Chi Minh-Ville.
  • Arrestations : l’ancien responsable de la filiale de certification, Dang Ngoc Thao, et plus de 30 personnes impliquées.
  • Saisie de plus de 1 200 diamants et de bijoux sans documents attestant de leur origine.
  • Méthodes sophistiquées : inscriptions laser frauduleuses pour la traçabilité, achats en Inde et transport clandestin via Hong Kong.
  • PNJ indique une responsabilité pénale individuelle et affirme la traçabilité et la qualité des diamants certifiés par sa filiale.
  • Impact : actions de PNJ en baisse de plus de 25 % depuis les premières arrestations début juillet.

Les autorités vietnamiennes ont lancé une enquête sur un réseau international impliquant le plus grand joaillier coté du pays, après la découverte d’un trafic de pierres précieuses. Selon un communiqué du ministère de la Sécurité publique publié mardi soir, les services ont perquisitionné plus de 20 établissements, principalement à Hô Chi Minh‑Ville, dans le cadre de cette affaire.

Les enquêteurs soupçonnent l’import clandestin d’environ 28 000 diamants d’une valeur proche de 10 millions d’euros, et l’arrestation début juillet de l’ancien responsable de la filiale de certification, Dang Ngoc Thao, ainsi que de plus de trente autres personnes. Plus de 1 200 diamants et des bijoux sans factures ont été saisis ; les autorités indiquent que les suspects utilisaient des procédés complexes, incluant des inscriptions laser et des itinéraires via Hong Kong, pour dissimuler l’origine des pierres.

La maison concernée, PNJ, a indiqué prendre acte de l’enquête, affirmant que les manquements relèvent d’une responsabilité pénale individuelle et que les diamants certifiés par sa filiale restent traçables et de qualité garantie. Depuis les premières arrestations, les actions du groupe ont enregistré une baisse de plus de 25 %.

Une enquête menée par la police vietnamienne a mis au jour un vaste réseau de trafic de pierres précieuses en lien avec le plus grand joaillier coté du pays. Les autorités soupçonnent l’introduction clandestine de 28 000 diamants — d’une valeur proche de 10 millions d’euros — et ont procédé à des perquisitions dans plus de 20 établissements, principalement à Hô Chi Minh-Ville. L’affaire implique l’ancien responsable d’une filiale de certification et a déjà entraîné des arrestations et la saisie de centaines de diamants et de bijoux sans documents d’origine.

Contexte et découverte

Le ministère de la Sécurité publique a annoncé que l’enquête vise un réseau international qui aurait organisé l’importation clandestine de diamants depuis l’Inde, via des étapes de transit comme Hong Kong, vers le Vietnam. Les autorités ont communiqué des éléments montrant la sophistication des méthodes utilisées par le groupe et la durée présumée des opérations.

Pour un aperçu médiatique et les premiers éléments rapportés, voir le reportage du Figaro : Vietnam : enquête ouverte sur un réseau de trafic de diamants.

Les perquisitions et les saisies

Les forces de l’ordre ont perquisitionné plus de 20 établissements, dont plusieurs bijouteries situées pour la plupart à Hô Chi Minh-Ville. Au cours des interventions, les enquêteurs ont saisi plus de 1 200 diamants ainsi que des bijoux pour lesquels aucun document d’origine n’a pu être présenté.

Les autorités ont mis en évidence l’absence de factures et d’éléments permettant de justifier la provenance de nombreux lots retrouvés, ce qui alimente les suspicions de fraude et de contrebande à grande échelle. Un compte-rendu public plus détaillé des perquisitions est relayé par plusieurs médias, notamment ici : Le Vietnam enquête sur un réseau de trafic de diamants.

Le rôle de l’ancien responsable de certification

Parmi les personnes interpellées figure Dang Ngoc Thao, ancien responsable de la filiale de certification du groupe Phu Nhuan Jewelry (PNJ). Son arrestation, survenue au début du mois, s’inscrit dans une vague d’inculpations touchant plus de trente individus soupçonnés d’avoir participé au réseau pendant plusieurs années.

Les enquêteurs reprochent à cet ancien employé d’avoir certifié de manière frauduleuse des diamants importés, en recourant notamment à des inscriptions au laser destinées à assurer leur prétendue traçabilité. Un récit plus développé des éléments avancés par l’enquête est disponible sur le site vietnamien qui rapporte la réaction officielle de PNJ : PNJ : ce qu’a dit l’entreprise.

Méthodes du réseau et circuit international

Les autorités décrivent des méthodes « très sophistiquées » employées par le réseau pour se procurer des diamants en Inde et organiser leur transport clandestin vers le Vietnam. Selon les éléments publiés, le circuit de contrebande aurait utilisé plusieurs relais et stratagèmes pour dissimuler l’origine des pierres, compliquant ainsi toute tentative de contrôle douanier ou de traçabilité légitime.

Le recours à des inscriptions laser pour marquer des pierres et simuler une chaîne d’approvisionnement légale est un des procédés mis en avant par les enquêteurs. Le rôle d’étapes de transit comme Hong Kong est également souligné dans les communiqués, renforçant le caractère international de l’affaire.

Réactions de PNJ et conséquences financières

PNJ, le plus grand joaillier coté du Vietnam, a publié un communiqué indiquant qu’il prenait acte de l’enquête visant un ancien employé et soulignant que l’affaire relevait d’une « responsabilité pénale individuelle ». L’entreprise a par ailleurs affirmé que les diamants certifiés par sa filiale étaient « entièrement traçables » et que leur qualité restait garantie selon ses procédures internes.

Sur le marché, l’annonce des arrestations et la publication des premières mesures ont été mal perçues : les actions du groupe ont chuté de plus de 25 % depuis le début des révélations début juillet, traduisant une perte de confiance d’une partie des investisseurs.

Poursuites judiciaires et portée internationale de l’enquête

Au total, plus de trente personnes ont été arrêtées à ce stade et une vingtaine-deux suspects font l’objet de poursuites, selon des sources locales et internationales. L’enquête est conduite par les autorités vietnamiennes en collaboration avec des partenaires potentiels à l’étranger, compte tenu des étapes de transit et des origines des pierres.

Pour un panorama des développements judiciaires et des suites possibles, plusieurs articles détaillent l’avancée de l’enquête et les implications pour le secteur : Le Figaro – enquête et détails et VietnamPlus – poursuites engagées.

Foire aux questions — Enquête sur un réseau de trafic de diamants lié à un joaillier

Q : Quelle est la nature de l’enquête en cours au Vietnam ?

R : Les autorités vietnamiennes mènent une enquête sur un réseau international soupçonné d’avoir importé clandestinement des diamants et d’avoir organisé leur mise en vente via des circuits frauduleux, une affaire impliquant un grand nom de la joaillerie nationale.

Q : Combien de diamants seraient concernés et quelle est leur valeur estimée ?

R : Les enquêteurs évoquent environ 28 000 diamants dont la valeur globale est estimée à près de 10 millions d’euros.

Q : Où ont eu lieu les perquisitions et quelles structures ont été visées ?

R : Plus de 20 établissements, principalement des bijouteries à Hô Chi Minh-Ville, ont été perquisitionnés dans le cadre de l’enquête, selon le ministère de la Sécurité publique.

Q : Qui a été arrêté et quelles sont les accusations ?

R : Un ancien responsable de la filiale chargée de la certification d’un grand groupe joaillier a été interpellé en début de mois, aux côtés de plus de 30 autres personnes, soupçonnés d’avoir participé à des pratiques de certification frauduleuse et de contrebande de pierres.

Q : Quel rôle la filiale de certification aurait-elle joué dans ce dispositif ?

R : Les enquêteurs reprochent à des responsables d’avoir apposé des certificats et des marques — notamment des inscriptions au laser — censés assurer la traçabilité, alors que ces mentions auraient été utilisées de manière trompeuse pour revendre des pierres importées clandestinement.

Q : Quels éléments matériels ont été saisis par la police ?

R : La police a déclaré avoir saisi plus de 1 200 diamants ainsi que des bijoux pour lesquels aucune facture ou document d’origine n’a pu être fournie.

Q : Comment le réseau s’approvisionnait-il et transportait-il les pierres ?

R : Selon l’enquête, les suspects utilisaient des méthodes sophistiquées pour acquérir des diamants en Inde et organiser leur transport clandestin vers le Vietnam, en transitant notamment par Hong Kong.

Q : Quelle a été la réaction du joaillier visé par l’affaire ?

R : Le groupe concerné a indiqué prendre acte de l’enquête, soulignant que l’affaire relève de la responsabilité pénale individuelle et affirmant que les diamants certifiés par sa filiale restaient, selon lui, entièrement traçables et conformes en termes de qualité.

Q : Quelles conséquences financières la révélation de l’affaire a-t-elle eues pour le joaillier ?

R : Depuis les premières arrestations début juillet, les actions du joaillier coté, le plus important du pays, ont connu une chute significative, de l’ordre de plus de 25 %.

Q : L’enquête est-elle terminée et quelles suites attendre ?

R : L’enquête reste en cours. Les autorités poursuivent les investigations, les auditions et l’analyse des éléments saisis pour déterminer les responsabilités pénales et l’ampleur exacte du réseau.

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