Leymonerie Nicolas au Vietnam : Une vie entre solidarité française et passion pour la francophonie

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By Onitsuka

EN BREF

  • Nicolas Leymonerie : 45 ans, résident au Vietnam depuis 20 ans, installé à Dalat, père de deux enfants franco‑vietnamiens.
  • Représentant de la liste Vivre au Vietnam solidarité française et francophonie dans la 3e interview du Petit Journal.
  • Élection des conseillers des Français de l’étranger : 31 mai 2026 — appel à la participation citoyenne.
  • Parcours professionnel : expériences dans le numérique (FPT, VNG), création d’entreprise, implication dans la French Tech et l’IGDA vietnamienne.
  • Engagements associatifs : fondateur du centre Antenne, actions pour la francophonie, la mémoire d’Alexandre Yersin, le patrimoine et l’aide aux victimes de l’Agent orange.
  • Activités récentes : auteur de « Comprendre les Vietnamiens », enseignant certifié de vietnamien, traduction et animation citoyenne locale.
  • Mission du conseiller : écoute, assistance administrative, représentation démocratique et garantie du pluralisme.
  • Formation de la liste : démarche indépendante, mobilisation depuis Dalat, membres répartis entre Dalat, Hanoï et Hô Chi Minh‑Ville.
  • Importance du scrutin : influence sur la vie quotidienne et le vote pour le sénateur des Français de l’étranger ; fortes abstentions passées (≈ 77% en 2014, 82% en 2021).
  • Défis locaux : préférence nationale au Vietnam, droits limités pour les étrangers, recul possible des aides publiques — nécessité d’autonomie, d’intégration et de solidarité communautaire.

Originaire du Limousin et installé au Vietnam depuis près de vingt ans, Nicolas Leymonerie mêle engagement citoyen et parcours professionnel dans le numérique — créateur d’une entreprise locale, acteur de la French Tech Viet et fondateur de la branche vietnamienne de l’IGDA. Basé à Dalat depuis 2011, il a investi ses énergies dans la francophonie, la protection du patrimoine, le soutien aux victimes de l’Agent orange et la mémoire d’Alexandre Yersin, en lançant notamment L’Antenne, centre francophone des Hauts plateaux du Centre. Auteur de Comprendre les Vietnamiens, certifié enseignant de vietnamien et décoré de l’Ordre national du mérite, il conduit la liste Vivre au Vietnam solidarité française et francophonie pour les élections consulaires du 31 mai 2026, portant une vision centrée sur la solidarité, l’intégration et la représentation démocratique des Français de l’étranger.

Nicolas Leymonerie incarne depuis deux décennies un engagement profond en faveur de la solidarité française et de la francophonie au Vietnam. Cet article retrace son parcours personnel et professionnel, ses actions associatives, sa candidature indépendante aux élections des conseillers des Français de l’étranger pour le scrutin du 31 mai 2026, ainsi que les priorités qu’il porte pour renforcer les liens au sein de la communauté française et favoriser l’intégration des Français au Vietnam.

Parcours personnel et ancrage local

Originaire du Limousin et âgé de 45 ans, Nicolas Leymonerie vit au Vietnam depuis plus de vingt ans. Arrivé à Hanoï pour accompagner son épouse rencontrée à Paris, il a travaillé au sein d’acteurs locaux du numérique avant de créer sa propre entreprise. Son parcours professionnel l’a amené à contribuer à l’écosystème technologique vietnamien, notamment en fondant la branche locale de l’Association internationale des développeurs de jeux vidéo (IGDA) et en participant aux débuts de la French Tech Viet.

Après s’être installé avec sa famille à Dalat en 2011, il a multiplié les engagements locaux. Père de deux enfants franco-vietnamiens, il partage son expérience d’intégration dans l’ouvrage Comprendre les Vietnamiens et donne aujourd’hui des cours de vietnamien, après une certification obtenue à Hô Chi Minh-Ville. Son profil professionnel et civique est accessible via sa page LinkedIn et a fait l’objet d’un portrait dans Le Petit Journal.

Engagements associatifs, mémoire et protection du patrimoine

Aux côtés de son épouse, Nicolas a fondé en 2016 l’Antenne, le seul centre francophone des Hauts plateaux du Centre, renforçant ainsi la présence culturelle et éducative francophone dans une région souvent éloignée des grands centres urbains. L’Antenne a rejoint en 2020 le Réseau International des Maisons des Francophonies, réseau au sein duquel il siège aujourd’hui au bureau et représente les initiatives de la société civile pour la francophonie.

Son engagement bénévole couvre plusieurs domaines : la coopération franco‑vietnamienne, la promotion de la francophonie, la mémoire d’Alexandre Yersin, la protection du patrimoine architectural, la défense de l’environnement et l’aide aux victimes de l’Agent Orange. Ces actions lui ont valu d’être distingué par l’attribution de l’Ordre national du mérite.

Ses engagements s’inscrivent dans un contexte régional plus large, où la francophonie prend des formes variées, comme l’illustre l’importance de Phnom Penh dans la dynamique francophone décrite sur AsieSudEst, ou les enjeux de la langue française face aux défis actuels au Cambodge (AsieSudEst).

Une candidature indépendante et la constitution de la liste

La liste Vivre au Vietnam solidarité française et francophonie se présente comme une candidature citoyenne indépendante, sans appui partisan ou associative prééminent. Nicolas explique que la constitution d’une liste depuis Dalat, loin des centres administratifs, a été un défi, rendu possible par une mobilisation précoce dès début 2025 et par des rencontres pour rassembler des profils diversifiés, humbles et expérimentés implantés à Dalat, Hanoï et Hô Chi Minh‑Ville.

Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement plus large d’initiatives de citoyens expatriés souhaitant préserver l’image et l’influence de la France à l’étranger. Le témoignage médiatique et la visibilité de cette démarche sont relayés par des portraits et articles, notamment sur LesFrancais.press et par des contenus vidéos accessibles via YouTube.

La mission du conseiller : assistance, représentation et pluralisme

Pour Nicolas, la fonction de conseiller des Français de l’étranger combine une dimension d’assistance concrète — accompagner dans les démarches administratives, faciliter l’accès aux droits, soutenir la vie quotidienne — et une dimension démocratique essentielle : la représentation. Le mandat doit garantir le pluralisme au sein des conseils consulaires et veiller à ce que l’action publique locale serve l’intérêt général plutôt que des intérêts particuliers.

La liste rappelle l’enjeu du rendez‑vous électoral du 31 mai 2026 : ces élections permettent aussi d’élire indirectement des sénateurs représentant les Français de l’étranger et constituent une fenêtre d’influence sur des décisions qui pèsent concrètement sur la vie des expatriés. Les informations officielles sur l’organisation du scrutin sont disponibles sur le site du ministère des Affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr.

Pourquoi participer : enjeux démocratiques et taux d’abstention

Ces élections sont parmi les rares où les Français de l’étranger choisissent directement leurs représentants locaux. Nicolas souligne la forte désaffection pour ce scrutin, liée à une méconnaissance du rôle des conseillers mais aussi à une défiance envers des candidatures perçues comme trop proches des cénacles politiques. Les précédentes éditions ont connu des taux d’abstention très élevés, ce qui prive la communauté d’une représentation réellement diverse et renouvelée.

La démarche de la liste vise à offrir une alternative et à convaincre que l’élection d’au moins un conseiller indépendant peut insuffler un renouveau et garantir que la voix des Français du Vietnam soit entendue au sein des instances consulaires et sénatoriales.

Les défis concrets rencontrés par les Français au Vietnam

Le Vietnam applique une forte préférence nationale, ce qui limite les droits et la stabilité des étrangers. Pour les Français installés ou désireux de s’installer, cela signifie qu’il faut souvent composer avec des emplois précaires, des conditions réglementaires strictes et une nécessité d’adaptation. Nicolas insiste sur la nécessité d’informer clairement les compatriotes pour éviter des erreurs d’intégration et pour exploiter au mieux les opportunités locales.

Par ailleurs, la probabilité d’une diminution progressive des aides publiques (bourses, aides sociales) impose un effort d’autonomie, une solidarité accrue entre compatriotes et une intégration plus soutenue dans la société vietnamienne. La liste propose d’incarner un projet de lucidité, de responsabilité et de solidarité, face à un modèle d’assistance parfois jugé fragile.

Actions concrètes et projets portés par Nicolas Leymonerie

Sur le terrain, Nicolas agit comme référent dans le réseau de sécurité consulaire pour l’îlot des Hauts plateaux du Centre et travaille au renforcement du lien communautaire via des outils numériques et des réseaux sociaux. Il met aussi à profit ses compétences linguistiques et pédagogiques en enseignant le vietnamien, contribuant ainsi à l’intégration culturelle des nouveaux arrivants.

Ses projets s’inscrivent également dans une volonté de renforcer la présence francophone et les échanges éducatifs, à l’image des initiatives universitaires et culturelles évoquées dans la région, depuis l’ouverture de cursus à Phnom Penh (AsieSudEst) jusqu’aux initiatives locales portées depuis l’étranger (AsieSudEst).

Ressources, articles et prises de parole

Pour mieux comprendre la dynamique francophone en Asie du Sud‑Est et s’inspirer d’initiatives voisines, plusieurs articles et analyses peuvent être consultés : la mise en lumière de Phnom Penh comme capitale francophone (AsieSudEst), les réflexions sur la place du français au Cambodge (AsieSudEst), et des témoignages d’enseignants engagés (AsieSudEst).

Pour suivre la campagne et les prises de parole de la liste, on peut se référer au portrait publié par Le Petit Journal, à l’article de présentation sur LesFrancais.press, ainsi qu’à la vidéo disponible sur YouTube. Des analyses régionales et initiatives connexes sont disponibles sur AsieSudEst et d’autres publications spécialisées.

Les modalités officielles et les documents relatifs aux élections consulaires pour la circonscription Vietnam sont consultables sur le site du ministère des Affaires étrangères : diplomatie.gouv.fr.

Foire aux questions sur son parcours, ses engagements et la liste « Vivre au Vietnam »

Q : Qui est Nicolas Leymonerie ?

R : Nicolas Leymonerie est un Français originaire du Limousin, installé au Vietnam depuis vingt ans. Marié et père de deux enfants franco‑vietnamiens, il a exercé dans le numérique avant de créer sa propre structure et de s’investir durablement dans la promotion de la francophonie et de la coopération franco‑vietnamienne.

Q : Quels sont ses engagements associatifs et culturels ?

R : Il a cofondé l’unique centre francophone des Hauts plateaux du Centre, l’Antenne, et a animé la branche vietnamienne de l’IGDA. Il participe au Réseau International des Maisons des Francophonies et s’implique dans la protection du patrimoine, la mémoire d’Alexandre Yersin et l’aide aux victimes de l’Agent orange.

Q : Quelle expérience professionnelle et pédagogique apporte‑t‑il ?

R : Après des postes dans des entreprises vietnamiennes et la création d’une société numérique, il a écrit un ouvrage pour mieux comprendre la société locale, puis obtenu une certification d’enseignement du vietnamien, qu’il dispense aujourd’hui parallèlement à des activités de traduction et d’écriture.

Q : Quelle est la liste qu’il représente et quels sont ses objectifs ?

R : Il conduit la liste Vivre au Vietnam solidarité française et francophonie. La liste vise à promouvoir la solidarité entre compatriotes, à garantir le pluralisme dans les conseils consulaires et à défendre une représentation indépendante, tournée vers l’intérêt général plutôt que des intérêts partisans.

Q : Comment la liste a‑t‑elle été constituée ?

R : Partant d’un constat d’absence de soutien d’organisations locales, la constitution a demandé plusieurs mois de rencontres et d’appels à candidatures. La liste est aujourd’hui composée de membres implantés à Dalat, Hanoï et Hô Chi Minh‑Ville, choisis pour leur humilité, leur expérience et leur capacité d’intégration.

Q : Quelle est la mission principale d’un conseiller des Français de l’étranger selon lui ?

R : Au‑delà de l’assistance administrative quotidienne, il insiste sur la représentation démocratique issue du suffrage universel direct : veiller à l’expression du pluralisme, défendre les droits des Français à l’étranger et resserrer les liens communautaires par le dialogue et la confiance.

Q : Pourquoi est‑il important de voter aux élections consulaires ?

R : Ces élections sont les seules permettant d’élire des représentants locaux capables d’agir concrètement pour la communauté et d’élire un sénateur représentant les Français de l’étranger. Le vote du 31 mai 2026 est présenté comme une échéance majeure pour influencer la vie locale pour les six années à venir.

Q : Quels défis majeurs rencontrent les Français de la circonscription ?

R : Le Vietnam applique une forte préférence nationale, rendant l’installation des étrangers souvent précaire. À cela s’ajoute une probable diminution progressive de certaines aides publiques, nécessitant davantage d’autonomie, de solidarité communautaire et une intégration active dans la société vietnamienne.

Q : Que propose la liste pour répondre à ces défis ?

R : Elle prône un modèle d’avenir lucide et responsable, fondé sur la solidarité entre Français, le renforcement des réseaux d’entraide, la transparence des actions consulaires et la défense d’une représentation indépendante et non partisane.

Q : Quelle est la portée de son engagement local à Dalat ?

R : À Dalat, il a développé des actions culturelles et éducatives via l’Antenne, renforcé les liens avec les associations d’amitié et œuvré pour la protection du patrimoine et l’action sociale, ce qui lui a valu d’être décoré de l’Ordre national du mérite.

Q : Comment son parcours personnel influence‑t‑il sa vision politique ?

R : Son insertion longue et active dans la société vietnamienne, ses expériences professionnelles et associatives le poussent à défendre un engagement pragmatique : promouvoir l’intégration, la résilience et la solidarité plutôt qu’une dépendance exclusive à l’aide extérieure.

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