Le Vietnam, nouvelle plaque tournante régionale du K-Food selon la Corée du Sud

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By Onitsuka

EN BREF

  • Vietnam désigné comme plateforme logistique et marché pivot par la Corée du Sud pour diffuser le K-Food en ASEAN.
  • Annonce faite après la foire ASEAN K-Food 2026 à Hanoï : 45 entreprises sud-coréennes, 107 acheteurs, 46 accords signés, potentiel ≈ 21 millions de dollars.
  • Mise en service d’un centre logistique multimodal à Hanoï avec chaîne du froid pour sécuriser l’export de produits frais (fraises, raisins, poires, élevage).
  • Renforcement et extension du programme V-Express pour réduire coûts logistiques et accroître la visibilité des produits coréens.
  • Appui sur le réseau commercial : près de 150 magasins K-Market au Vietnam pour faciliter la distribution vers le Cambodge et le Laos.
  • Réorientation stratégique vers le B2B : ciblage des restaurants, chaînes et cantines pour kits repas, sauces et ingrédients.
  • Ambition : faire de Hanoï la porte d’entrée régionale pour intensifier les exportations alimentaires sud-coréennes en Asie du Sud-Est.

La Corée du Sud a officiellement placé le Vietnam au centre de sa stratégie K‑Food pour l’Asie du Sud‑Est, annonce faite à l’issue de la foire ASEAN K‑Food 2026 tenue à Hanoï. La manifestation a mis en relation des dizaines d’exportateurs coréens avec plus d’une centaine d’acheteurs régionaux, aboutissant à plusieurs dizaines de protocoles d’accord représentant un potentiel d’exportation estimé à environ 21 millions de dollars. Pour concrétiser cette ambition, Séoul mise sur un centre logistique multimodal à Hanoï doté d’une chaîne du froid, l’extension du programme V‑Express et l’appui de réseaux locaux comme K‑Market (près de 150 magasins), tout en réorientant son action vers le B2B et l’exportation vers des marchés voisins tels que le Cambodge et le Laos.

La Corée du Sud a choisi le Vietnam comme pivot de son développement du K-Food en Asie du Sud-Est, en faisant de Hanoï une plateforme logistique et commerciale destinée à desservir l’ensemble de l’ASEAN. Annoncée à l’issue de la foire ASEAN K-Food 2026, cette orientation combine investissements infrastructurels, renforcement des chaînes du froid et stratégies commerciales ciblées pour soutenir l’exportation de produits frais, de spécialités de rue et d’ingrédients professionnels, tout en développant des synergies avec des réseaux locaux de distribution.

Une stratégie régionale pour le K-Food annoncée à Hanoï

À l’issue de la foire ASEAN K-Food 2026 tenue les 2 et 3 juillet à Hanoï, le ministère sud-coréen de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales (MAFRA) a confirmé sa volonté de faire du Vietnam sa plaque tournante pour la distribution et la logistique des produits alimentaires coréens en ASEAN. L’annonce, rapportée par plusieurs médias, souligne le rôle croissant du Vietnam non seulement comme marché d’exportation mais aussi comme point d’appui pour atteindre les marchés voisins. Voir le détail de l’annonce sur vietnam.vn et vietnam.vn.

Retombées concrètes de la foire

La foire a mis en lumière des échanges commerciaux significatifs : 45 entreprises exportatrices sud-coréennes y ont rencontré 107 acheteurs de la région, aboutissant à la signature de 46 protocoles d’accord représentant un potentiel d’exportation estimé à 21 millions de dollars. Les stands dédiés aux produits certifiés halal, aux spécialités de street food coréenne et à un espace ramen inspiré du fleuve Hangang ont particulièrement attiré l’attention, illustrant la diversité des gammes visées par la stratégie d’exportation.

Objectifs stratégiques du MAFRA

Le MAFRA vise à transformer une dynamique de popularité culturelle en opportunités commerciales durables, en soutenant les exportations de produits frais, d’ingrédients transformés et d’offres destinées aux professionnels de la restauration. L’orientation se déplace progressivement d’une logique B2C vers une approche B2B, adaptée à la demande croissante des chaînes de restauration et des cantines.

Hanoï au cœur du dispositif logistique sud-coréen

Pour concrétiser cette stratégie, Séoul a investi dans des infrastructures au Vietnam, avec la mise en service en juin d’un centre logistique multimodal à Hanoï. Ce centre, conçu pour assurer la chaîne du froid, intègre des chambres de réfrigération, des systèmes de congélation rapide et des équipements destinés à préserver la qualité de produits périssables tels que fraises, raisins, poires et produits d’élevage.

Capacités et services du hub

Le centre logistique permet de réduire le risque de rupture de la chaîne du froid et d’optimiser les délais d’acheminement vers le marché vietnamien et les pays limitrophes. Il constitue ainsi un maillon essentiel pour garantir la fraîcheur et la sécurité sanitaire des produits exportés depuis la Corée du Sud.

Renforcement du V-Express et partenariat avec K-Market

Parallèlement aux infrastructures, la Corée du Sud entend étendre son programme V-Express, qui combine accompagnement logistique, soutien marketing et actions promotionnelles afin d’abaisser les coûts d’importation et d’accroître la visibilité des produits coréens. Le réseau local K-Market, présent au Vietnam avec près de 150 points de vente, est identifié comme un partenaire-clé pour les opérations promotionnelles et la diffusion régionale des produits. Ce maillage permettra de tester des formats commerciaux et d’étendre progressivement la distribution vers des marchés comme le Cambodge et le Laos. Pour un panorama complet, lire aussi l’article sur dtinews et sur Vietnam News.

Le Vietnam, porte d’entrée vers l’ASEAN

Au-delà des équipements et des accords commerciaux, la stratégie sud-coréenne tient compte des évolutions de la demande sur le marché vietnamien. Une étude du MAFRA signale une hausse notable de la consommation hors foyer : restaurants, chaînes de restauration et cantines recherchent davantage de kits repas, de plats préparés, de sauces et d’ingrédients prêts à l’emploi, ouvrant des débouchés pour les fournisseurs coréens spécialisés dans les produits destinés aux professionnels.

Transition vers une approche B2B

Pour répondre à ce besoin, les autorités sud-coréennes veulent renforcer le soutien aux exportateurs ciblant le secteur professionnel, marquant un tournant vers une stratégie plus industrialisée et orientée vers les acheteurs institutionnels. Ce rééquilibrage vise à stabiliser les volumes d’exportation et à favoriser des partenariats de long terme avec des acteurs de la restauration et de la distribution en ASEAN.

Un hub régional au service des marchés voisins

En s’appuyant sur le hub de Hanoï et le maillage commercial de K-Market, la Corée du Sud espère utiliser le Vietnam comme base pour desservir efficacement les marchés voisins, notamment le Cambodge et le Laos. Cette stratégie logistique et commerciale ambitionne de réduire les coûts, d’accroître la réactivité des chaînes d’approvisionnement et d’ancrer durablement le K-Food dans la consommation régionale. Des analyses complémentaires et perspectives économiques sont disponibles sur Six Actualités.

Foire aux questions — Le Vietnam, nouvelle plaque tournante régionale du K-Food

Q : Quelle décision principale la Corée du Sud a-t-elle annoncée à l’issue de la foire ASEAN K-Food 2026 à Hanoï ?

R : Le ministère sud-coréen de l’Agriculture a annoncé de faire du Vietnam la plateforme logistique et commerciale centrale pour développer les exportations de K‑Food vers l’ensemble de l’ASEAN.

Q : Pourquoi le Vietnam a-t-il été choisi comme pivot régional ?

R : Le Vietnam cumule plusieurs atouts : il est déjà un marché majeur pour les produits agroalimentaires coréens, la demande locale pour la culture coréenne et le K‑Food augmente, et sa situation géographique en fait une porte d’entrée pratique vers les autres marchés de l’ASEAN.

Q : Quels éléments concrets ont illustré cette dynamique lors de la foire ?

R : La foire a réuni des exportateurs et acheteurs de la région, menant à plusieurs accords commerciaux et un potentiel d’exportation chiffré. Des stands mettant en avant des produits halal, des spécialités de rue coréennes et un espace ramen inspiré du fleuve Hangang ont particulièrement attiré l’attention.

Q : Quelles infrastructures ont été mises en place pour soutenir ce projet à Hanoï ?

R : Un centre logistique multimodal a été inauguré, équipé de chambres de réfrigération, de congélation rapide et d’une chaîne du froid, afin de préserver la qualité des produits frais destinés à l’export.

Q : Qu’est-ce que le programme V‑Express et quel rôle joue-t-il ?

R : V‑Express combine accompagnement logistique, soutien marketing et actions promotionnelles pour réduire les coûts d’importation et de transport, tout en augmentant la visibilité des produits coréens sur le marché vietnamien.

Q : Quelle place occupe la chaîne K‑Market dans cette stratégie ?

R : Avec un réseau de près de 150 magasins au Vietnam, K‑Market servira de plateforme commerciale et logistique pour les opérations de promotion conjointe et pour étendre la distribution vers les pays voisins comme le Cambodge et le Laos.

Q : La stratégie coréenne privilégie-t-elle un type de clientèle particulier au Vietnam ?

R : Les autorités adaptent leur approche : après une forte orientation B2C, elles renforcent le soutien aux exportations destinées aux professionnels (restauration, chaînes, cantines), marquant une évolution vers une stratégie plus B2B.

Q : Quels types de produits sont priorisés pour l’export via le hub vietnamien ?

R : Les produits frais (fruits comme les fraises, raisins, poires), les produits d’élevage, les kits repas, sauces et ingrédients pour la restauration, ainsi que des produits certifiés halal et des spécialités de rue coréennes figurent parmi les priorités.

Q : Quels marchés de l’ASEAN sont visés par cette stratégie au-delà du Vietnam ?

R : Le plan vise à utiliser le Vietnam comme porte d’entrée pour desservir l’ensemble de l’ASEAN, avec un focus initial sur des voisins proches comme le Cambodge et le Laos.

Q : Quelles retombées espère Séoul grâce à ce dispositif ?

R : Séoul vise à sécuriser la qualité des exportations grâce à des infrastructures adaptées, à réduire les coûts logistiques et à accroître la visibilité du K‑Food dans toute la région, tout en stimulant les ventes professionnelles et grand public.

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