Cambodge : le roi révèle être atteint d’un cancer de la prostate

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By Onitsuka

EN BREF

  • Le roi Norodom Sihamoni a annoncé être atteint d’un cancer de la prostate.
  • La maladie a été diagnostiquée dans un hôpital de Pékin où il va recevoir un traitement.
  • Les médecins recommandent un séjour et un suivi médical d’environ 1 à 2 mois.
  • Il s’était rendu en Chine à la fin février pour des examens.
  • Âgé de 72 ans, il est monarque principalement symbolique mais très respecté au Cambodge.
  • Il est monté sur le trône en 2004 après l’abdication de son père, Norodom Sihanouk, lui aussi atteint d’un cancer.
  • Parcours culturel : ancien professeur de danse classique à Paris, fondateur du Ballet Deva et ex-ambassadeur à l’Unesco.
  • Né en 1953, fils de Monineath, célibataire et polyglotte (français, anglais, tchèque).
  • Jeunesse marquée par le rappel en 1976 et la mise en résidence surveillée sous les Khmers rouges, période tragique du pays.
  • Sa désignation comme roi reflète davantage une volonté de préserver la monarchie que l’expression d’une ambition politique personnelle.

Le roi du Cambodge, Norodom Sihamoni, a rendu publique vendredi la nouvelle qu’on redoutait : il souffre d’un cancer de la prostate et va être soigné dans un hôpital de Pékin, où la maladie a été détectée après des examens. Agé de 72 ans, il s’y trouvait depuis la fin février pour des contrôles médicaux, et les médecins lui ont conseillé de rester en traitement pendant environ un à deux mois. Figure surtout symbolique mais très respectée dans le pays, il est monté sur le trône en 2004 après l’abdication de son père, Norodom Sihanouk, lui aussi atteint d’un cancer. Plus réservé que son illustre père, Sihamoni a mené une vie d’homme de culture : professeur de danse classique à Paris, fondateur du Ballet Deva et ancien ambassadeur du Cambodge auprès de l’Unesco, il reste une personnalité attachante et singulière, née en 1953 et marquée par les épreuves du régime des Khmers rouges.

Norodom Sihamoni, souverain du Cambodge, a annoncé qu’il souffre d’un cancer de la prostate et qu’il suit un traitement dans un hôpital de Pékin. Agé de 72 ans, le roi a indiqué que les médecins lui recommandent de rester hospitalisé pour une période d’environ un à deux mois. Son déplacement en Chine remontait à la fin février pour des examens médicaux. Plusieurs médias ont relayé cette information, dont Noovo, Entrevue et BFMTV.

Annonce officielle et détails du séjour médical

Dans une déclaration publique, le roi a expliqué que le diagnostic a été posé lors de son séjour à Pékin, où il est hospitalisé. Les médecins lui ont conseillé un suivi rapproché et un traitement prolongé ; la durée estimée de l’hospitalisation est de un à deux mois. L’information, communiquée publiquement vendredi, a suscité une onde d’émotion au Cambodge et a été reprise par plusieurs organes de presse, parmi lesquels Le Figaro et L’essentiel.

Un roi respecté mais symbolique

Norodom Sihamoni incarne une figure surtout cérémonielle au sein du royaume cambodgien : le poste de monarque n’y confère que peu de pouvoir politique, mais beaucoup de respect et d’autorité morale. Depuis son accession au trône en 2004, après l’abdication de son père, il a été perçu comme un symbole de continuité et de sérénité. Sa discrétion contraste avec l’image plus flamboyante de son père, Norodom Sihanouk, également touché par un cancer dans sa vie.

Un parcours international et artistique

Plus qu’un chef d’État formel, Sihamoni est avant tout un homme de culture. Né en 1953, année de l’indépendance du Cambodge, il a passé une grande partie de sa jeunesse à l’étranger. Passionné de danse, il a enseigné la danse classique à Paris dans les années 1980 et 1990, et a fondé en 1981 la troupe Ballet Deva. Avant cela, ses études l’avaient mené jusqu’en Corée du Nord pour étudier le cinéma. Il a ensuite été nommé ambassadeur du Cambodge auprès de l’UNESCO à Paris en 1993, où il s’est engagé contre le trafic d’antiquités khmères.

Mémoire des années sombres et retour au pays

Rappelant une trajectoire marquée par l’histoire tragique du pays, le prince avait été rappelé à Phnom Penh en 1976, au moment où les Khmers rouges étaient au pouvoir. La famille royale fut alors placée en résidence surveillée, et le régime communiste fit des centaines de milliers, voire millions, de victimes en quelques années, parmi lesquelles plusieurs membres de la famille de Sihanouk. Ces épisodes ont façonné la personnalité discrète et mesurée du roi Sihamoni.

Pourquoi il est monté sur le trône

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, Sihamoni n’a pas cherché la couronne pour lui-même : il a accepté la charge en 2004 par respect pour son père, qui préférait le voir roi plutôt que son fils aîné Ranariddh. Ce choix était aussi perçu comme une manœuvre pour préserver la monarchie dans un pays en reconstruction politique, même si la fonction reste largement symbolique.

Réactions publiques et attentes

Au Cambodge, l’annonce a déclenché des marques de soutien et de respect : messages de compassion, prières et souhaits de prompt rétablissement affluent. Les autorités et la population suivent avec attention l’évolution de son état de santé et espèrent que le traitement prodigué à Pékin portera ses fruits. Les médias continuent de couvrir la situation ; pour un suivi détaillé des publications, voir notamment Noovo, Entrevue, BFMTV, Le Figaro et L’essentiel.

Foire aux questions — Cambodge : le roi révèle être atteint d’un cancer de la prostate

Q Qui est concerné par cette annonce médicale ?

R Le communiqué vient du roi du Cambodge, Norodom Sihamoni, âgé de 72 ans, qui a déclaré avoir été diagnostiqué avec un cancer de la prostate.

Q Où a-t-il été diagnostiqué et où va-t-il se faire soigner ?

R Le diagnostic a été posé en Chine et le roi poursuit actuellement son traitement dans un hôpital de Pékin, où il était parti pour des examens médicaux.

Q Depuis quand est-il en Chine et pourquoi y est-il allé ?

R Il s’est rendu en Chine fin février pour des bilans de santé ; c’est au cours de ces contrôles qu’on lui a confirmé la maladie.

Q Combien de temps durera son hospitalisation ?

R Selon sa déclaration, les médecins lui ont conseillé de rester à l’hôpital pour le traitement et la convalescence pendant environ un à deux mois.

Q Cette annonce va-t-elle affecter le fonctionnement du pays ?

R Le roi Sihamoni exerce un rôle essentiellement symbolique au Cambodge. Son hospitalisation n’implique pas automatiquement de bouleversement immédiat du gouvernement, même si la situation suscite de l’attention et de l’inquiétude au niveau national.

Q Quel est le profil du roi Norodom Sihamoni en dehors de son rôle institutionnel ?

R Homme de culture, il a longtemps vécu à l’étranger, notamment à Paris, où il a été professeur de danse classique et a fondé le Ballet Deva. Il a aussi été ambassadeur du Cambodge auprès de l’Unesco.

Q Quel a été son parcours avant de devenir roi ?

R Né en 1953 (année de l’indépendance du Cambodge), il a étudié le cinéma en Corée du Nord, a été rappelé à Phnom Penh en 1976 durant la période des Khmers rouges, puis s’est installé en France en 1981 où il a poursuivi une carrière artistique et culturelle.

Q Comment est-il devenu roi et que représente-t-il pour les Cambodgiens ?

R Il est monté sur le trône en 2004 après l’abdication de son père, Norodom Sihanouk. Bien que son rôle politique soit limité, il reste une figure très respectée et symbolique pour la population cambodgienne.

Q Sa famille a-t-elle déjà vécu des tragédies dans le passé ?

R Oui : la famille royale a subi des épreuves pendant l’ère des Khmers rouges, période durant laquelle plusieurs membres proches ont péri et la famille a été placée en résidence surveillée.

Q Le roi est-il marié et parle-t-il d’autres langues ?

R Le roi Sihamoni est connu pour être célibataire et multilingue : il maîtrise notamment le français, l’anglais et le tchèque.

Q Le fait que son père ait aussi eu un cancer est-il pertinent ici ?

R Le parallèle est évoqué : son père, Norodom Sihanouk, avait lui aussi eu un cancer. Cela reste un élément de contexte historique, sans incidence directe sur le traitement actuel du roi.

Q Le roi souhaitait-il devenir monarque ?

R Selon les récits, il n’a pas cherché la couronne ; il a accepté la fonction après l’abdication de son père, qui a choisi de lui transmettre le trône plutôt qu’à d’autres héritiers, dans l’optique de préserver la monarchie.

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