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EN BREF
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Au Cambodge, les classes se transforment en véritables postes de préparation : les enseignants se mobilisent pour relever le défi du changement climatique, armés de nouvelles méthodes et de pratiques concrètes. Porté par le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports et l’UNESCO, avec l’appui du Partenariat mondial pour l’éducation et du Battambang Teacher Education College, un module pédagogique vise à faire entrer ces enjeux dans toutes les disciplines. Conçu sur la base de recherches et structuré autour du modèle des 5E, le dispositif forme tant la relève que les praticiens en poste pour ancrer la résilience et provoquer des actions chez les élèves. Un atelier national tenu à Phnom Penh début février 2026, qui a réuni une centaine d’acteurs éducatifs, a permis de valider ce cap et de souligner le rôle des professeurs comme véritables moteurs du changement, d’après les responsables du projet.
Résumé : Face à des pluies capricieuses, des inondations fréquentes et une hausse des températures, le Cambodge mise sur l’éducation pour renforcer sa résilience. L’UNESCO, le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports et des partenaires locaux ont créé un module pédagogique — le Climate Change Education Instructional Package — destiné aux formateurs et aux futurs professeurs. À travers des sessions pratiques, un modèle pédagogique fondé sur les 5E et des formations initiales et continues, les enseignants sont outillés pour rendre le climat concret en classe et encourager des actions locales chez les élèves.
Un dispositif co-construit pour l’école cambodgienne
Le Cambodge ne cherche pas une solution toute faite, mais bien un dispositif adapté à son contexte : une méthode bâtie sur la recherche et la concertation entre acteurs nationaux et internationaux. Le module développé par l’UNESCO et le ministère vise à combiner connaissances scientifiques et pratiques pédagogiques pour que l’enjeu climatique ne reste pas un thème abstrait, mais devienne un fil conducteur des apprentissages.
Ce partenariat bénéficie du soutien du Partenariat mondial pour l’éducation et du Battambang Teacher Education College, illustrant une dynamique où institutions, centres de formation et ONG co-construisent les contenus. Pour en savoir plus sur l’initiative et son impact, on peut lire des comptes rendus et reportages nationaux et internationaux, par exemple sur ClimateDebtAgents et sur la plateforme des Nations Unies UN SDG.
Un module centré sur l’expérience pédagogique
Le Climate Change Education Instructional Package ne se limite pas à des fiches théoriques : il propose des activités concrètes, des études de cas locales et des démarches participatives. En s’appuyant sur le modèle des 5E — Engager, Explorer, Expliquer, Élaborer et Évaluer — les formateurs sont encouragés à construire des séquences où les élèves passent de l’observation à l’action.
Un modèle éducatif ajusté aux enjeux du pays
Les contenus couvrent les bases des sciences du climat, la biodiversité et les stratégies d’adaptation, tout en proposant des ponts vers des disciplines variées : géographie, sciences, éducation civique, et même arts et sport. L’approche vise à ancrer le climat dans les apprentissages quotidiens pour que l’éducation au changement climatique ne soit pas une rubrique isolée, mais une attitude.
Ce travail d’adaptation s’inscrit dans les recommandations de l’UNESCO et rejoint d’autres retours d’expérience en Asie du Sud-Est. Des articles locaux et régionaux racontent comment les écoles adaptent leurs pratiques : voir par exemple le reportage de AngkorInfo ou le suivi journalistique de Le Petit Journal.
Des contenus reliés aux réalités locales
Le Cambodge étant particulièrement vulnérable aux inondations et aux aléas pluviométriques, les activités pédagogiques prennent appui sur des problématiques locales : gestion de l’eau, pratiques agricoles résilientes, préservation des mangroves et de la biodiversité. Les élèves ne lisent pas seulement des chiffres sur le climat : ils observent, mesurent, comparent et conçoivent des solutions adaptées à leur territoire.
Former une nouvelle génération d’enseignants
La pierre angulaire de la transformation, c’est le corps enseignant. L’UNESCO soutient l’intégration du climat dans la formation initiale et dans la formation continue. Un programme de développement professionnel est en cours de déploiement pour ancrer durablement ces compétences au sein des écoles normales et des établissements.
Les 4 et 5 février 2026, un atelier national à Phnom Penh a rassemblé 120 acteurs institutionnels et éducatifs pour valider le dispositif et aligner les pratiques. Lors de ces journées, Oung Borat, secrétaire d’État au ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, a rappelé que les enseignants doivent agir comme des agents de transformation capables de sensibiliser les élèves dès le plus jeune âge. Flavio Bonetti, représentant de l’UNESCO au Cambodge, a ajouté que l’appropriation de ces outils rend les enjeux climatiques concrets et favorise l’engagement des élèves.
Des témoignages et analyses supplémentaires de la mobilisation éducative au Cambodge sont disponibles sur des plateformes locales et associatives, par exemple Justice pour le Cambodge et AngkorInfo, qui documentent comment cette mobilisation se traduit en actions sur le terrain.
Formation initiale et continue : une alliance nécessaire
Au cœur du dispositif, on trouve deux volets : l’initiation des futurs enseignants dans les écoles de formation et la montée en compétences des enseignants en poste. Cette double stratégie évite que le changement ne reste superficial : elle permet d’insérer des pratiques pédagogiques innovantes et durables dans les écoles de base.
Ateliers, réseaux et pédagogies actives
Les ateliers nationaux et les sessions de formation fonctionnent comme des laboratoires pédagogiques. Ils favorisent l’échange, la co-construction de ressources et la mise en réseau des professionnels. Les enseignants y repartent avec des plans de cours, des outils d’évaluation et des idées pour mobiliser la communauté scolaire — parents compris.
La coopération régionale en Asie du Sud-Est apporte aussi des retours d’expérience enrichissants : on peut lire des portraits et des reportages sur les dynamiques éducatives et solidaires dans la région, par exemple sur AsieSudEst et d’autres articles qui lient éducation, solidarité et développement local.
Des élèves qui deviennent acteurs
L’un des objectifs concrets est que les élèves ne restent pas spectateurs. Par des projets d’école, des clubs climats, des campagnes de sensibilisation locale ou des mini-projets scientifiques, ils apprennent à diagnostiquer les risques et à proposer des actions. Certains élèves formés deviennent à leur tour « petits enseignants » auprès de leurs camarades et familles, créant un effet multiplicateur.
Des reportages témoignent de ces transformations sur le terrain : comment des élèves sensibilisent leur village, comment des écoles deviennent des laboratoires d’expérimentation locale — voir par exemple le récit publié par AngkorInfo ou les retours de terrain partagés par des ONG et médias engagés.
Perspectives régionales et connexes
La démarche cambodgienne s’inscrit dans un mouvement plus large en Asie du Sud-Est où l’éducation joue un rôle croissant face au défi climatique. Les échanges universitaires et les initiatives locales montrent que l’approche éducative peut également se nourrir d’autres enjeux sociaux et culturels : solidarité, francophonie, impacts des technologies, etc. Des articles sur la région illustrent ces croisements, comme ceux de AsieSudEst ou des enquêtes sur des sujets voisins.
Par ailleurs, certaines analyses explorent les interactions entre éducation et nouvelles technologies, un sujet d’actualité dans la région, par exemple la réflexion autour de l’impact de l’intelligence artificielle en Thaïlande (AsieSudEst).
Un mouvement qui inspire au-delà des frontières
Le modèle cambodgien — fondé sur la coopération, la contextualisation et la pédagogie active — peut inspirer d’autres pays confrontés à des risques similaires. Les initiatives locales, relayées par les médias et les ONG, montrent que l’éducation est une force vive capable de transformer des inquiétudes climatiques en projets concrets et citoyens.
Pour approfondir la lecture et suivre les initiatives, plusieurs ressources documentent l’avancement du projet et ses retombées locales et régionales : ClimateDebtAgents, Justice pour le Cambodge, AngkorInfo, et les reportages et analyses disponibles sur Le Petit Journal.
Foire aux questions — Au Cambodge, les enseignants face au défi climatique
Q : De quoi parle exactement cette initiative au Cambodge ?
R : Il s’agit d’un programme national visant à intégrer l’éducation au changement climatique dans la formation des enseignants. L’idée est de transformer les pratiques pédagogiques pour que les enjeux climatiques deviennent partie prenante des apprentissages quotidiens.
Q : Qui a conçu ce dispositif pédagogique ?
R : Le module a été développé conjointement par l’UNESCO et le ministère de l’Éducation, de la Jeunesse et des Sports, avec le soutien du Partenariat mondial pour l’éducation et du Battambang Teacher Education College.
Q : Que contient le « Climate Change Education Instructional Package » ?
R : Le dispositif combine apports scientifiques (sciences du climat, biodiversité, stratégies d’adaptation) et méthodes pédagogiques pratiques. Il aide les formateurs et futurs enseignants à intégrer ces thèmes dans toutes les matières, pas seulement en sciences.
Q : Quelle approche pédagogique est privilégiée ?
R : Le programme suit le modèle des « 5E » — Engager, Explorer, Expliquer, Élaborer et Évaluer — pour rendre l’apprentissage progressif, actif et ancré dans l’expérience des élèves.
Q : À qui s’adresse cette formation ?
R : Principalement aux formateurs et aux enseignants en formation initiale et continue, afin de créer un effet multiplicateur : des enseignants mieux formés transmettent des compétences et des comportements résilients à toute une génération d’élèves.
Q : Pourquoi le Cambodge mise-t-il sur l’éducation pour la résilience ?
R : Le pays est de plus en plus exposé à la hausse des températures, aux pluies irrégulières et aux inondations. L’éducation permet de sensibiliser tôt, d’adapter les comportements et de préparer des réponses locales aux aléas climatiques.
Q : Des actions concrètes ont-elles déjà eu lieu pour valider le dispositif ?
R : Oui : un atelier national à Phnom Penh les 4 et 5 février 2026 a réuni une centaine de participants institutionnels et éducatifs pour valider et ajuster le contenu et les modalités de déploiement.
Q : Quel rôle attend-on des enseignants ?
R : Les enseignants sont envisagés comme de véritables agents de transformation : pas seulement informateurs, mais animateurs d’engagements concrets, capables d’inciter les élèves à agir au quotidien pour la résilience.
Q : Comment ce programme garantit-il une qualité pédagogique ?
R : Le contenu a été élaboré selon une démarche fondée sur la recherche et la concertation avec les acteurs locaux, et s’inscrit dans les recommandations internationales de l’UNESCO pour l’intégration des enjeux environnementaux dans l’éducation.
Q : Quels bénéfices concrets sont attendus pour les élèves ?
R : Au-delà de connaissances sur le climat, les élèves développeront des compétences pratiques (identification des risques, mesures d’adaptation), un esprit critique et des gestes quotidiens favorisant la résilience des communautés.
Q : Le programme prévoit-il un suivi ou un renforcement professionnel continu ?
R : Oui. L’UNESCO soutient l’intégration du climat dans la formation initiale et un programme de développement professionnel est en cours de déploiement pour renforcer durablement les compétences des enseignants.
Q : Comment le succès de l’initiative sera-t-il mesuré ?
R : Le suivi combinera l’évaluation des compétences des enseignants, l’observation des pratiques en classe et l’impact sur les comportements des élèves, afin d’ajuster les ressources et les formations selon les résultats observés.
Q : En quoi l’appropriation locale des outils est-elle importante ?
R : Lorsque les outils sont adaptés et adoptés par les enseignants locaux, les enjeux climatiques deviennent concrets pour les élèves, ce qui facilite l’engagement et la mise en œuvre d’actions adaptées au contexte cambodgien.